A la fête foraine, devant mon collège, je fêtais l'anniversaire d'une amie à moi, Sophie. Lorsqu'il était temps de rentrer, je téléphonai à ma mère pour pouvoir rentrer chez Sophie. C'était Ok.
On s'est rendues à la gare la plus proche avec sa mère, en retard. Les portes se refermèrent devant moi, juste après que les autres soient passées :
- MERDE !
Dans la foule qui se trouvait dans le train, elles n'avaient pas remarqué mon absence. D'ailleurs, tout comme elles, il y avait une chose que je n'avais pas remarqué : aucune gare, aucun arrêt. Des rails sur du sable. Un désert.
Le train avança de plus en plus vite, et je le regardais s'éloigner. J'avais une mauvaise impression, et quelque chose me disait que je devais suivre les rails. C'est ce que je fis.
Je marchais longtemps, longtemps... Parfois, en regardant le désert autour de moi, je voyais au loin un mandiant, ou encore une partie de squelette. J'avançais.
[...] Un bruit ? Je me retournai. C'était le train. Il avançait très vite, trop vite. J'eus juste le temps de faire quelques pas en arrière pour m'éloigner des rails avant que le train ne me dépasse. J'essayais de distinguer les gens se trouvant à l'intérieur, mais ça n'avait pas l'air humain. Le train roulait trop vite pour que je puisse voir quoique ce soit, puis le temps répondit à ma demande : les secondes n'étaient plus que des heures, et je voyais le train passer lentement devant moi. J'aperçus les passagers. Je compris qu'il s'agissait de Sophie et de sa mère lorsque je vis deux corps en décomposition, regardant la fenêtre, figés dans un hurlement éternel. Tout n'était qu'horeur dans ce train, et je compris que les rails ne rejoignaient aucune gare, mais tournaient en rond.
Le temps reprit son court, le train termina de passer devant moi à une vitesse surprenante, et je le revis partir tout en tombant en arrière à cause de mon élan dans les quelques pas.
Je repris ma marche, l'esprit vide, comme à chaque fois que quelque chose de surprenant apparaît devant moi.
J'arrêtai de suivre les rails, et j'arrivai dans une ville. Il faisait sombre, on voyait tout en gris, et les gens étaient à moitié en décomposition et possèdaient plusieurs membres. Je commençais à chanter "En chantant, tout ira bien. Garde espoir, marche et crois". Je croisai alors le regard d'une femme aussi ideuse que les autres, je m'arrêtais tout en la regardant, m'assis contre un mur, épuisée, chantais, fermais les yeux, et en les rouvrant, j'étais réveillée...
Et prête pour une super journée d'école ! ><"